La confiance en soi…ça va de soi ?

Quelque soit le problème de vie rencontré, l’un des thèmes sous-jacents évoqué pour le décrire est parfois un  «manque de confiance en soi».

Il se traduit parfois dans nos paroles :

«Je n’y arriverai pas »«Je suis nul»«je ne suis pas capable»

Mais qu’est que la confiance en soi ?

Il existe bien une définition acceptée par les psychologues :”la confiance en soi se caractérise par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur base de croyances optimiste sur les intentions ou le comportement d’autrui”Lorsque la question nous est posée directement : “C’est quoi pour toi, avoir confiance en soi ?” c’est plus flou…Le manque de confiance en soi résulte le plus souvent d’un manque de confiance dans le regard que les autres portent sur nous.Une peur d’être jugé, évalué…Dans la mesure où il est impossible de contrôler ce que peuvent dire, penser ou aimer les autres, nous ne serions donc pas en mesure d’obtenir la confiance en nous.Et si notre propre façon de regarder l’autre en disait long sur le regard que nous portons sur nous-même ?

More…

Confiance ou Amour ?

L’Amour que nous portons à nous-même, autrement dit l’Estime de soi est le socle de la confiance en soi.Notre culture occidentale, notre éducation, nos parents, nos professeurs, et d’une façon générale toutes les figures d’autorités nous apprennent beaucoup de choses, mais encore trop rarement comment s’aimer soi-même.Cela avait bien commencé au moment de notre naissance : nous étions arrivés là, parfaits, complets, entièrement prêt à l’apprentissage de la vie. Mais…

De la reproduction du passé…

Imaginons donc que nous revenions à votre naissance, dans la peau de ce petit bonhomme découvrant le monde.Nous allons nous confronter à la vie… nos premières erreurs vont arriver quoiqu’il advienne, vous allez avoir des “défauts” physiques, tout ce qui constitue votre humanité.La voix, le regard et le toucher de parents vous accompagnent.Et si ces parents vous font tout un tas de reproches, reprennent la moindre erreur que vous faites et appuient dessus, reprennent chacun des mots que vous auriez mal prononcé de travers ?Sur chaque 2000 à 3000 tentatives que vous faites pour apprendre à marcher sur vos deux jambes, vous aurez un reproche blessant, une comparaison déstabilisante à chaque échec…Au premier mot que vous prononcez mal, on vous attaque pour ne pas correctement vous exprimer.C’est hyper dur, non? Et pourtant… bien souvent c’est la voix du mental qui peut nous parler comme ça.Alors dans ces conditions, comment pouvez-nous évoluer paisiblement ?C’est sûr, nous n’en sommes pas à nos premiers pas, ni à nos premières erreurs… Elles ont bien évolué, mais nous aussi…

…À notre responsabilité au présent

Quelle que soit l’éducation reçue, les brimades qui ont pu nous affecter dans le passé, nous sommes aujourd’hui responsables de ce que nous pensons de nos défauts, de ce que nous nous disons sur nos erreurs, de la façon dont nous envisageons l’échec.Imaginons maintenant être ce même enfant, et que depuis notre naissance, nous avions les parents les plus aimants et les plus bienveillants qu’il eut été possible d’avoir.À chaque erreur, chaque échec, devant tous les défauts innés, psychologiques ou physiques, nous sommes en sécurité pour évoluer.Comme un jardinier passionné qui observe une fleur grandir, qui regarde le vert et le feuillage jusqu’au moindre veinage. À l’apparition de ses fleurs, chaque couleur, chaque nuance qui la parcourent attire son attention, il sent son feuillage comme le parfum des fleurs avec chaque cellule de son bulbe olfactif.Alors de temps en temps, il installe un tuteur pour lui indiquer la direction qu’elle doit prendre, il l’arrose, il la place sous la lumière qui est juste et nécessaire pour elle.Inutile pour lui de juger sa beauté, c’est une fleur ! Inutile pour lui de s’interroger sur ses capacités, c’est une fleur !Il ne fait qu’observer, apporter un cadre et un environnement favorable à sa croissance.Il lui permet de grandir et se développer…Peut-être avec le même regard que nous pourrions porter sur ce que nous n’acceptons pas encore.

Premiers pas vers l’acceptation de soi

Souvenons-nous un à un de :Notre plus grand défaut, celui que vous n’acceptons pas encore, celui dont on ne parle même pas à notre plus grand confident.Notre dernier échec cuisant.La dernière action qui a eu de notre point de vue un impact négatif sur notre vie.Etc…Et acceptons-les simplement, sans se juger.Un parent souhaitant que son enfant grandisse et évolue de la meilleure façon, créera l’environnement sécurisant pour le laisser faire des erreurs qui lui permettront d’avancer.Une partie de nous qui autrefois nous jugeait ne pourrait-elle donc pas un jour porter le regard d’un parent bienveillant sur l’enfant que nous sommes ?